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Hachid, M. et al. 2012. Quelques résultats du projet de datation directe et indirecte de l’art rupestre saharien Inter. Col. The Signs of Which Times? Chronological and Palaeoenvironmental Issues in the Rock Art of Northern Africa, Royal Ac.

Hachid, M. et al. 2012. Quelques résultats du projet de datation directe et indirecte de l’art rupestre saharien Inter. Col. The Signs of Which Times? Chronological and Palaeoenvironmental Issues in the Rock Art of Northern Africa, Royal Ac. for
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  International Colloquium Th Signs of Which Tims?Chronoogica and Paaonvironmnta Issusin th Rock Art of Northrn Africa Royal Academy for Overseas SciencesBrussels, 3-5 June, 2010pp. 71-96 1 Centre national de Recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH),3, rue F. D. Roosevelt, Alger (Algérie). 2 Centre d’études des Mondes africains (CEMAF) – (UMR 8171) CNRS – GAES,Johannesburg 2050 (Afrique du Sud). 3 Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (UMR 171, CNRS/MCC),Palais du Louvre, 14 Quai F. Mitterrand, 75001 Paris (France); Laboratoire JANNUS, DEN/ DANS/DMN/SRMP, CEA-Saclay, 91191 Gif-sur-Yvette Cedex (France). 4 Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE/IPSL), CNRS/CEA/ UVSQ, bât. 12, avenue de la Terrasse, 91198 Gif-sur-Yvette Cedex (France). 5 Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (UMR 171, CNRS/MCC),Palais du Louvre, 14 Quai F. Mitterrand, 75001 Paris (France). 6 Laboratoire de Mesure du Carbone 14 (LMC14), bât. 450, porte 4E, CEA Saclay, 91191Gif-sur-Yvette Cedex (France). Quelques résultats du projet de datation directe et indirectede l’art rupestre saharien par Malika H acHid 1 , Jean-Loïc L e Q ueLLec 2 , Ali a mara 1 , Lucile B eck 3 , Abdelkader  H eddoucHe 1 , Evelyne k aLtnecker 4 , Sophia L aHLiL 5 , Souhila m erzoug 1 , Christophe m oreau 6 , Anita Q uiLes 6 & Hélène V aLLadas 4 m ots - cLes . — Pigments picturaux; Méthodes anciennes de relevé et liants;Occupation holocène et bovidienne; Question de l’holocène ancien et de la culturematérielle des auteurs des Têtes Rondes. r esume . — La caractérisation des pigments picturaux montre l’absence d’élémentsorganiques pouvant indiquer l’emploi de liants. Le rôle négatif des méthodesanciennes de relevé se confirme, et, même si des liants avaient été découverts etdatés, les nombreuses sources de pollution auraient rendu les datations suspectes.Dorénavant, les microprélèvements devront être effectués sur des peintures viergesde toute intervention humaine. Dans l’état des connaissances, les datations des dépôtsarchéologiques font remonter l’occupation holocène aux Vi e - Vii e millénaires CalBC.Le Bovidien est plus sûrement daté du V e millénaire CalBC, mais ses caractéristiquessont celles des phases moyenne et récente de cette culture. Il se pose la questionde l’absence d’un holocène ancien et de celle de la culture matérielle des auteursdes Têtes Rondes.  72 M. HACHID  eT Al . 1. Introduction Cet article fait suite aux premiers résultats obtenus dans le cadre du projetalgéro-français de datations directes et indirectes de l’art rupestre saharien(CNRPAH-CNRS) ( H acHid   t a. 2010). Il aborde quelques résultats relatifsà la caractérisation de pigments picturaux prélevés sur des peintures rupestresde la Tasili-n-Ajjer et à la datation indirecte par des dépôts archéologiquesse trouvant en relation pertinente avec ces peintures.Dès la création du projet, la datation indirecte de l’art rupestre saharien futinscrite à notre programme de recherche, car nous ne pouvions garantir ladatation directe des peintures. En effet, un colloque international (Collectif 1978) et un programme de conservation conduit par les conservateurs de lagrotte de Lascaux (Laboratoire de Recherches sur les Monuments historiques(LRMH), France) avaient établi que les peintures avaient été altérées etcontaminées par les éléments naturels et surtout les campagnes de relevésd’Henri Lhote et ses équipes de copistes ( B runet   t a. 1984, 1987,1988-89). 2. La question du liant Dans le massif voisin de la Tadrart Akukas (Libye), des analyses réaliséesen 1962 à l’Institut central de la Restauration, à l’initiative de Fabrizio Mori,avaient mis en évidence de la matière organique «e più precisamente pro-téique, del tipo della caseina del latte» ( P ersia 1992, p. 105; m ori 1965). Plusrécemment, cinq prélèvements effectués sur quatre sites rupestres par l’équipede recherche italienne de l’Université La Sapienza, sous la direction deSavino Di Lernia, ont livré des résultats préliminaires d’interprétation déli-cate ( P ersia 1992, P onti 1996, P onti   t a. 2005, s iniBaLdi   t a. 1996). Ceschercheurs supposent, sans pouvoir le prouver, que le composant à base pro-téinique qui a fait l’objet de datations pourrait résulter d’un liant. Le nombrede prélèvements et de datations est cependant insuffisant pour que l’on puissetirer des conclusions. Dans la Tasili-n-Ajjer, de la matière organique avaitégalement été isolée dans les années 1980 dans une écaille prélevée sur unepeinture de boviné, à l’abri dit «aux Troupeaux», à Timenzouzine; elle futidentifiée comme étant du noir animal, mais, comme dans la Tadrart Akukas,on ignore son srcine précise ( B runet   t a. 1984, 1987, 1988-89 ).Parmi les travaux effectués à l’automne 2008, puis 2009, des microprélè-vements ont été effectués sur les représentations dans plusieurs abris tassi-liens à Tamghit, et surtout Ta-n-Zumaitak, Ti-n-Tazarift et Séfar, tandis quedes écailles furent récoltées au pied des parois (fig. 1). Ils ont fait l’objet    DATATION DIRECTE ET INDIRECTE DE L’ART RUPESTRE SAHARIEN   73d’analyses physicochimiques au Centre de Recherche et de Restauration desMusées de France (C2RMF) et au Laboratoire des Sciences du Climat et del’Environnement (LSCE).La technique picturale employée par les peintres préhistoriques n’a guèrefait l’objet de recherches; pour les spécialistes, la complexité des structureset l’altération de la roche rendent difficile l’étude des peintures. En effet, laquantité de pigment est souvent faible en comparaison des produits d’altéra-tion (gypse et composés associés) et des dépôts secondaires (de type éolien).Pour s’affranchir de ces contraintes et apporter de nouveaux éléments sur lesmatières premières et les procédés employés, des analyses sur microprélève-ments et sur coupes stratigraphiques ont été réalisées au C2RMF à l’aide deméthodes non destructives complémentaires. L’identification des phasesminérales par microdiffraction des rayons X (  µ -DRX) montre que les pig-ments rouges employés sont à base d’alumino-silicates et d’oxydes de fer detype hématite. Le pigment noir est constitué d’un mélange d’oxyde de man-ganèse et d’oxyde de fer. L’étude de la stratigraphie des couches picturales etdu substrat par la microscopie électronique à balayage, couplée à un spectro-mètre de rayons X dispersif en énergie (MEB-EDX), a permis de préciser laconstitution des couches et la granulométrie des pigments. Les observationsont mis en évidence des différences techniques entre les périodes ou écolesdu bovidien et des têtes rondes (par la suite: TR) ( L aHLiL   t a. , à paraître).L’exploration de la présence de liants organiques a été effectuée par micro-scopie infrarouge à transformée de Fourrier (  µ -FTIR). L’analyse des élémentsmajeurs et traces par faisceau d’ions (PIXE et RBS) sur l’accélérateur departicules AGLAE met en évidence la corrélation entre le fer et des élémentstraces, tels que le titane ou le phosphore ( P icHon   t a. 2010). Ces élémentspourraient constituer des marqueurs des lieux d’approvisionnement en matièrecolorante. Dans la Tadrart Akukas, des analyses de pigments ont été effec-tuées sur diverses peintures, montrant qu’ils étaient à base d’ocre constituée«da silicie e silicoalluminati, colorati in giallo o rosso da ossidi di ferro idrati,il cui colora varia a seconda del grado di idratazione» ( P ersia 1992, p. 105).D’autres, réalisées sur trois pigments de couleur blanche, jaune et rouge, ontpermis d’identifier les éléments suivants: «… calcio e ferro in quantitativimaggiore e titanio, manganese, stronzio, zirconio e bario in quantitaviminori»; l’analyse des couleurs blanche, d’une part, jaune et rouge, d’autrepart, a montré des différences de composition ( m oioLi & s eccaroni 1992,pp. 109-110).Si, dans la Tadrart Akukas, les datations faites sur le carbone organiquerestent insuffisantes, dans la Tasili-n-Ajjer (au sud du plateau du Maddak),aucun résultat probant n’a été obtenu jusqu’à présent en ce qui concerne les  74 M. HACHID  eT Al . possibilités de datation directe ( H acHid   t a. 2010, p. 30). En effet, le car-bone détecté était associé à des phases minérales (carbonate et oxalate decalcium) résultant de l’altération des parois et, donc, sans relation chronolo-gique avec les tracés pariétaux. Cette évolution taphonomique fréquente dansles sites ornés de plein air a certainement été amplifiée par les interventionsintempestives de l’équipe d’Henri Lhote, lors des relevés des parois ornéesà partir des années 1960 (voir ci-après).Bien que la recherche débute à peine dans le domaine de la datation directede l’art rupestre saharien, on est amené à se demander:  —Si les peintres du plateau de la Tasili-n-Ajjer n’ont pas utilisé de liant,comment un pigment uniquement minéral pourrait-il adhérer à la rochedurant des millénaires?  —Au contraire, si la peinture a contenu un liant, pourquoi n’y a-t-il plusaucune trace de celui-ci dans les échantillons analysés?  —Enfin, bien que, dans la Tadrart Akukas, des relevés de peintures aientparfois été effectués avec des méthodes similaires à celles pratiquées par Henri Lhote, mais dans une mesure et une intensité moindres, pourquoide la matière organique fut-elle découverte dans des prélèvementseffectués sur quatre sites rupestres, alors que la première série d’unevingtaine d’échantillons provenant des peintures de la Tasili-n-Ajjer enest complètement dépourvue?Dans le domaine de l’art rupestre, même si les uns et les autres se sontessayés à cet exercice, l’absence d’expérimentations précises (un vide àcombler) fait qu’on ignore tout des techniques des peintres préhistoriques.Henri Lhote avait recueilli des fragments de parois tombés à terre et portantdes traces de peintures appartenant à différentes périodes; ils firent l’objetd’examens micro-analytiques et chromatographiques qui ne mirent pas enévidence «de liant à base de protides détectables», et cet auteur ajoutait quece résultat était «… important du fait qu’il avait été question de lait à proposdes peintures du Fezzan, et de sang de bœuf pour celles de l’Afrique du Sud»( L Hote 1976a, p. 70). Faute de recherches et d’expérimentations, on ignoretout autant si les propriétés de «liaison» du liant interviennent dans la conser-vation de la peinture. Henri Lhote, qui souligne que, de son temps, pour «lesmatières colorantes», «il n’y avait qu’à se baisser pour les ramasser» ( L Hote  1976b, t. II, p. 821), a noté que les tentatives de peinture réalisées avec des«ocres ramassées sur place, réduites en poudre et simplement délayées dansde l’eau ont montré qu’il était très facile de peindre sur les parois gréseuses […] car le grès absorbe presque instantanément l’humidité…» ( L Hote   1976a,    DATATION DIRECTE ET INDIRECTE DE L’ART RUPESTRE SAHARIEN   75p. 70); en d’autres termes, une bonne partie de la couche de peinture denature minérale est absorbée par la roche.Au cours du séminaire international sur la conservation des peintures de laTasili-n-Ajjer organisé par l’Office du Parc national du Tassili et l’Unesco en1978, sous l’impulsion de Jean-Michel Zomeno et François Soleihavoup, unspécialiste des peintures murales de la période médiévale (peintures extérieuresdes églises, notamment), Vasile Dragut, expliqua que pour ces dernières, leliant jouait un rôle de fixateur ayant la capacité de faire adhérer la matièrecolorante au support encaissant, et qu’il y avait de fortes chances, technique-ment, qu’il en soit de même pour les peintures rupestres exécutées directementsur la roche (Collectif 1978). Sans spéculer sur la nature de la matière orga-nique découverte dans les prélèvements effectués dans la Tadrart Akukas et lenoir d’srcine animale isolé à Timenzouzine (Tasili-n-Ajjer) (liant ou pas), onpeut s’attendre à ce que les communautés qui ont exécuté des peintures du styleou de la période des TR, comme celles qui ont peint les figures du style ou dela période du Bovidien (Pastoral dans la Tadrart Akukas) dans la Tasili-n-Ajjer comme dans la Tadrart Akukas, étaient au moins apparentées et qu’elles fai-saient usage de savoirs comparables dans le domaine de la technique picturale. Fig. 1. — Localisation géographique des sites rupestres où furent effectués les prélèvementsde pigments picturaux ainsi que les sondages et fouilles (zone comprise entre le Maddak etl’Edjerit, Tasili-n-Ajjer) (M. Hachid).
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